Un grand merci à l’Est Républicain qui a consacré un long article à Diotime dans son édition du 8 novembre 2009. Nous nous permettons de le reproduire ci-dessous.
L’Est Républicain – Archives
Publié le : dimanche 8 novembre 2009
Culture
« Pas une culture paillette »

Cinquième université populaire de Lorraine, Diotime, grâce à ses subventions, s’octroie des activités d’échanges intellectuels supplémentaires.
Depuis 2005, date de sa création, l’association Diotime organise chaque année une dizaine de cafés philos ainsi que deux conférences. À cela s’ajoutent quelques actions ponctuelles avec les acteurs locaux. Dorénavant, il faudra aussi compter sur des cinés philos et des conférences animées par des personnalités.
« On a toujours fait avec les moyens du bord, comme les cotisations », explique Arnaud Georges, président de Diotime. « Maintenant on peut aller plus loin ». Avec les 2000 € de subvention allouée par le conseil régional, les 500 € du conseil général et les 200 € de la ville de Bras- sur-Meuse, la cinquantaine de membres de l’association a revu ses objectifs à la hausse. « Bras-sur-Meuse est devenue notre mairie de tutelle, avec laquelle nous prévoyons des projets pour plus tard », continue le président, heureux d’avoir trouvé là un allié par rapport à la ville de Verdun, dont la générosité s’est arrêtée après les 100 € offerts à la naissance de l’association.
« Je crains que l’administration ici ne soit trop tatillonne et fermée, nous ne paraissons pas assez populaire », ajoute-t-il.
Subversif
Les premiers deniers récoltés ont déjà porté leurs fruits avec deux conférences prévues les 20 novembre et 2 décembre. Elles seront animées par Robert Escriou, professeur de lettres à la retraite pour la première et Laurent Bonelli, sociologue et maître de conférence à l’université de Nanterre pour la seconde. « J’ai aussi contacté Pierre Carles, le documentaliste très subversif, qui m’a donné son accord de principe pour la projection de deux de ses films à Verdun ». Les dates et lieux restent encore à définir, mais les choses sont en place.
Côté ciné philo, cela démarre le 10 mars, quatre films d’arts et d’essais, assez rares, un par mois, choisis par Arnaud Georges. « Ce sont des sujets que je connais bien et qui ne seront pas redondants avec ce qui existe déjà ». Bien sûr, selon le principe, ils seront suivi d’une discussion sur la technique ou la thématique du film.
À part cela, des thèmes de cafés philos comme « le diable dans les arts, l’art face à la culture, ou Kafka », déjà abordés et ayant remporté un franc succès seront repris en dehors des murs de la cité dans des lycées ou centres culturels.
« Nous voulons être subversifs dans le bon sens du terme, amener une réflexion critique, pas une culture paillette », insiste encore Arnaud Georges. « La ville de Verdun a besoin d’un peu d’impertinence ».
Une qualité que Diotime se propose de lui apporter en précisant qu’une « culture populaire peut être noble, si l’on prend la peine de dépasser sa vision classique ».
• Renseignements sur diotime.org
Christine CORBIER