Café philo Récourt le Creux
26 juin 2010 | Non classé
Le rendez - vous pour la soirée philo du 7 juillet à Récourt le Creux est fixé à 19 h devant le Centre mondial de la paix. N’oubliez pas provisions et boissons !
Le rendez - vous pour la soirée philo du 7 juillet à Récourt le Creux est fixé à 19 h devant le Centre mondial de la paix. N’oubliez pas provisions et boissons !
Notre saison cinématographique s’achève avec Stalker d’Andreï Tarkovski, cinéaste soviétique des années soixante et soixante-dix. Avec Stalker, nous pénétrons au coeur de la métaphysique et du dialogue entre matérialisme et spiritualime. Mais cette oeuvre riche et exigeante tisse également les fils de la thématique écologique, avec notamment la place importante accordée à l’eau. Dans Stalker, cette dernière occupe une place essentielle et peut revêtir plusieurs interprétations.
Mais si Stalker est un film éminemment allégorique et symbolique, il se donne également à voir dans sa littéralité. Avec ce film, Tarkovski nous rappelle que le cinéma, c’est avant tout un art de la vision. Ce qui est bien filmé acquiert une nouvelle consistance et se laisse apprécier pour soi avant de devenir signe et de suggérer. Pour conclure, on peut avancer l’idée que Staker est fait autant pour le regard que pour la spéculation, et que si les commentaires peuvent diverger, ce qui est montré résiste à la subjectivité.
Est Républicain du 8 juin 2010.
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Le livre de Michel Onfray, le Crépuscule d’une idole déchaîne les passions ; le philosophe est voué aux gémonies par les zélateurs de Freud, une bonne partie de l’intelligentsia et toute la cohorte des demi lettrés qui se gargarisent des subtiles analyses médiatiques faites sur le sujet. Le livre d’Onfray est-il aussi sulfureux qu’on le prétend ? Au-delà des discussions stériles qui portent sur le portrait au vitriol réalisé par Onfray sur le père de la psychanalyse, il faut noter que, par le passé, des critiques sévères ont été portées aux théories freudiennes. Que l’on songe par exemple à des ouvrages comme L’anti -oedipe, schizophrénie et capitalisme de Deleuze et Guattari, qui a nourri une critique conceptuelle très puissante du corpus freudien. Mais, à l’époque, ces livres ne circulaient que dans des cercles intellectuels et universitaires relativement restreints et les critiques adressées à Freud ne parvenaient pas jusqu’au grand public. Aujourd’hui, fait nouveau, une partie du grand public consomme de la culture et découvre le monde des idées dans des livres de vulgarisation rédigés à son attention. Or, cela confine à la bouffonnerie quand on feint de découvrir ce que l’on savait déjà, et que l’on organise un cirque médiatique autour de révélations qui n’en sont pas. Les critiques de Michel Onfray et les diatribes de ses détracteurs ne sont pas intéressantes pour elles mêmes, mais comme signes et symptômes d’une société qui confond pensée et marketing.
Voici quelques références pour ceux qui souhaitent préparer le sujet :
– la lettre de Descartes à Mesland du 9 février 1945 in Correspondance avec Elisabeth et autres lettres (GF Flammarion)
- la lettre LVIII de Spinoza à Schuller sur l’illusion de la liberté humaine in Oeuvres IV de Spinoza (GF Flammarion)
- la quatrième partie chap 1, 2 « liberté et facticité » de L’ être et le néant de Jean-Paul Sartre
- L’ essai sur le libre-arbitre de Schopenhauer. Ce petit ouvrage est facile d’accès et illustre très bien le problème philosophique associé au libre arbitre.
PS : Vous devriez pouvoir trouver et conculter ces ouvrages sans trop de problème à la bibliothèque d’étude de Verdun
Bonne lecture et à mercredi.