Retour sur le dernier café philo

14 février 2010 | Cafés Philo

Le café philo du 3 février a très bien fonctionné. Les participants ont joué le jeu de l’échange en pratiquant une écoute active et en s’appuyant sur les idées émises pour approfondir les problématiques. Le public s’est emparé du sujet pour le faire vivre de l’intérieur. Rappelons que le thème était « Qu’est-ce que communiquer? ». En laissant de côté les passes d’armes solitaires, et le désir de triompher dialectiquement, les participants ont montré ce que pouvait être une réflexion philosophique authentique. On peut donc bien philosopher à plusieurs et dégager du sens et de l’unité dans les propos.  Bien entendu, le but de l’exercice n’est pas de mettre tout le monde d’accord, ni de proposer une pensée molle, consensuelle, et dénuée d’aspérité. Toutefois, penser en philosophe, c’est viser l’intelligibilité d’un problème qui ne peut jamais être atteint si on se cabre sur des positions. Socrate ne cherchait pas à engourdir ses adversaires pour le plaisir de l’emporter sur eux, mais pour les réveiller et les amener par eux- mêmes à dépasser leur ignorance.

Café philo du 3 février

20 janvier 2010 | Cafés Philo

Le sujet retenu pour le « café » de février « Qu’est-ce que communiquer » relève de la philosophie du langage. Cette dernière est souvent technique, mais il y a plein d’informations à glaner sur le net. Pour traiter au mieux le sujet, il peut être intéressant de creuser la notion pour faire jaillir des définitions à chaque fois plus riches. Le but étant d’apercevoir ce qui fait problème dans le sujet ; pour cela il faut le tordre dans tous les sens et dépasser les réponses toutes faites que l’on ne manquera pas de trouver à une telle question.

Conseils de lecture

21 décembre 2009 | Cafés Philo

Voici quelques pistes de lecture pour le sujet du prochain café philo : « L’idée de progrès n’est-elle pas un leurre? »

« Qu’est-ce que les lumières? » de Kant ; « La raison dans l’histoire » de Hegel ; « Qu’est-ce que les lumières? », texte de Foucault ; « Le gai savoir » de Nietzsche ; « La dynamique de l’Occident » de Norbert Elias ; « Conjectures et réfutations » de Karl Popper ; « La formation de l’esprit scientifique » de Gaston Bachelard.

Bonnes recherches et bonnes fêtes de fin d’année.

Succès pour Laurent Bonelli

5 décembre 2009 | Conférences

Laurent Bonelli

Mercredi 2 décembre 2009 l’Université Populaire de Verdun a eu le grand honneur d’accueillir le sociologue Laurent Bonelli pour une conférence traitant de « L’insécurité comme mode de gouvernement ».

Loin des clichés habituellement véhiculés sur la question, Laurent Bonelli a présenté l’évolution de l’insécurité, de sa perception, de ses causes, de sa gestion et de son utilisation depuis une cinquantaine d’années ; montrant par la même occasion la complexité du phénomène et la multiplicité des facteurs (démographie, urbanisation, économie, médias, lien social… et bien sûr les politiques publiques).

L’assistance, venue nombreuse, a pu découvrir comment l’insécurité, perçu et traitée initialement comme un problème local, est devenu au fil des années un enjeu national. Laurent Bonelli a également montré comment, les politiques successives ont fait disparaître la responsabilité sociétale pour mettre en avant une responsabilité individuelle.

Les nombreuses questions qui ont animé le débat montrent l’intérêt que le public a porté à cette conférence.

Comme vous l’avez compris, cette soirée fut donc un succès, et elle nous encourage à poursuivre nos effort pour faire vivre l’Université Populaire de Verdun.

La presse en parle…

13 novembre 2009 | La vie de l'association

Un grand merci à l’Est Républicain qui a consacré un long article à Diotime dans son édition du 8 novembre 2009. Nous nous permettons de le reproduire ci-dessous.

L’Est Républicain – Archives
Publié le : dimanche 8 novembre 2009

Culture

« Pas une culture paillette »

Arnaud Georges « Il nous est arrivé d'avoir plus de 50 personnes par évènement. C'est similaire aux résultats de Metz ».

Cinquième université populaire de Lorraine, Diotime, grâce à ses subventions, s’octroie des activités d’échanges intellectuels supplémentaires.

Depuis 2005, date de sa création, l’association Diotime organise chaque année une dizaine de cafés philos ainsi que deux conférences. À cela s’ajoutent quelques actions ponctuelles avec les acteurs locaux. Dorénavant, il faudra aussi compter sur des cinés philos et des conférences animées par des personnalités.

« On a toujours fait avec les moyens du bord, comme les cotisations », explique Arnaud Georges, président de Diotime. « Maintenant on peut aller plus loin ». Avec les 2000 € de subvention allouée par le conseil régional, les 500 € du conseil général et les 200 € de la ville de Bras- sur-Meuse, la cinquantaine de membres de l’association a revu ses objectifs à la hausse. « Bras-sur-Meuse est devenue notre mairie de tutelle, avec laquelle nous prévoyons des projets pour plus tard », continue le président, heureux d’avoir trouvé là un allié par rapport à la ville de Verdun, dont la générosité s’est arrêtée après les 100 € offerts à la naissance de l’association.

« Je crains que l’administration ici ne soit trop tatillonne et fermée, nous ne paraissons pas assez populaire », ajoute-t-il.
Subversif

Les premiers deniers récoltés ont déjà porté leurs fruits avec deux conférences prévues les 20 novembre et 2 décembre. Elles seront animées par Robert Escriou, professeur de lettres à la retraite pour la première et Laurent Bonelli, sociologue et maître de conférence à l’université de Nanterre pour la seconde. « J’ai aussi contacté Pierre Carles, le documentaliste très subversif, qui m’a donné son accord de principe pour la projection de deux de ses films à Verdun ». Les dates et lieux restent encore à définir, mais les choses sont en place.

Côté ciné philo, cela démarre le 10 mars, quatre films d’arts et d’essais, assez rares, un par mois, choisis par Arnaud Georges. « Ce sont des sujets que je connais bien et qui ne seront pas redondants avec ce qui existe déjà ». Bien sûr, selon le principe, ils seront suivi d’une discussion sur la technique ou la thématique du film.

À part cela, des thèmes de cafés philos comme « le diable dans les arts, l’art face à la culture, ou Kafka », déjà abordés et ayant remporté un franc succès seront repris en dehors des murs de la cité dans des lycées ou centres culturels.

« Nous voulons être subversifs dans le bon sens du terme, amener une réflexion critique, pas une culture paillette », insiste encore Arnaud Georges. « La ville de Verdun a besoin d’un peu d’impertinence ».
Une qualité que Diotime se propose de lui apporter en précisant qu’une « culture populaire peut être noble, si l’on prend la peine de dépasser sa vision classique ».

• Renseignements sur diotime.org

Christine CORBIER