À propos

Diotime est une association qui s’emploie depuis 4 ans à favoriser l’échange culturel et intellectuel entre des participants d’horizons et d’âges différents. Elle cherche par le biais de cafés philo à faire émerger le sens et la réflexion, et à donner à tous la possibilité d’exercer son esprit critique, de s’affirmer comme sujet rationnel et autonome, mais aussi comme individu capable d’écouter et d’interagir avec les autres.

Diotime, c’est aussi un lieu. Accueillie depuis 2 ans au Centre mondial de la paix, elle dispose d’un forum et d’une salle de conférences. Ce lieu n’est pas seulement un espace matériel, c’est aussi et surtout un espace symbolique, un espace autre, qui permet d’opérer une coupure avec le monde professionnel qui règlemente souvent l’usage de la parole.

Diotime organise également des conférences. Ces dernières ne portent pas uniquement sur des thèmes philosophiques purs, ils s’articulent autour de problématiques relevant des sciences humaines comme la sociologie par exemple. D’une manière générale, au sein de Diotime, nous privilégions l’approche transversale et convoquons plusieurs disciplines pour mieux faire ressortir la singularité d’un propos ou d’une thèse. Diotime propose des conférences sur des sujets qui sortent des sentiers battus du savoir et met l’accent sur la création originale au sein de ses productions.

Nous avons emprunté le nom de Diotime à ce cher vieux Platon (pour l’instant pas de procès en vue). Le personnage de Diotime de Mantinée apparaît dans le dialogue intitulé « Le banquet ». C’est elle qui dévoile à Socrate les liens entre l’amour et la philosophie.

Pourquoi utiliser un gros hibou aux yeux jaunes et inquiétants comme logo ? Là encore, nous avons puisé dans la tradition philosophique. Hegel disait que la chouette de Minerve « ne prend son envol qu’à la tombée de la nuit». Chez les Romains, Minerve était la déesse de la sagesse et de la science. Si le jour est dédié aux affaires quotidiennes, la nuit voit s’épanouir l’activité philosophique et permet à la pensée libérée des carcans utilitaires de se déployer. Mais derrière cette affiliation convenue, nous avons une autre raison de prendre un hibou comme logo. Le hibou et sa cousine la chouette sont de vieux compagnons du fantastique et de nos peurs nocturnes, thèmes que nous avons déclinés en plusieurs conférences, où sciences humaines, métaphysique et art fantastique se sont donné la main le temps d’une ronde infernale. Plus généralement, nous nous efforçons de donner leurs lettres de noblesse à des pans de la culture jugés mineurs ou sans intérêt par les représentants de la culture dite légitime. L’approche transversale, l’utilisation d’outils intellectuels dans des contextes inhabituels nous semblent pertinents pour approcher certains aspects du réel. Au risque de la pensée, pourrait être notre credo.

Notre projet actuel est la création d’une université populaire où nous pourrons diversifier nos offres culturelles et renforcer nos actions. Nous souhaitons proposer gratuitement des cours réguliers sur des thématiques originales, travailler en collaboration avec d’autres structures et multiplier les interventions extérieures. Une université populaire est aussi un lieu qui permet aux gens de trouver des clés pour mieux comprendre les complexités du monde qui les entoure, s’initier à des disciplines nouvelles sans aucune condition de diplômes. Nous vous tiendrons informés de l’évolution de notre projet qui pourrait voir le jour en septembre prochain.