Ciné philo du 12 mai : « Season of the witch »
7 mai 2010 | Ciné Philo
Avec « Season of the witch », nous quittons l’univers nippon pour le cinéma indépendant américain des années 70. « Season of the witch », film méconnu et inclassable de George Romero, nous propulse dans la vie de Joan, une quinquagénaire issue de la petite bourgeoisie américaine. Pour tromper sa peur du vieillissement et échapper à la domination masculine de son milieu, Joan va s’adonner à la sorcellerie.
Tout comme dans « La nuit des morts-vivants », Romero utilise le prisme du fantastique pour nous parler du monde social. Toutefois, dans ce film, le fantastique ne fait que colorer l’histoire et renvoie davantage aux méandres de la croyance. Si le film traite des femmes et des rapports de pouvoir qui les enserrent, il le fait sans militantisme. Romero s’est toujours méfié des engagements et ne défend pas de causes au sens propre. In fine, ce que cherche à montrer le réalisateur dans un grand nombre de ses films, c’est la puissance coercitive du social et la lutte de quelques individus qui refusent d’être modifiés par lui.



